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Les Races de chien
Bouvier des Flandres
« Lorsque l'on a vécu avec le Bouvier des Flandres, on ne peut pas
vivre avec une autre race de chien ». Je cite un proche, connaisseur assidu
de différentes races de chiens et approuve sa pensée. Je suis bien
de cet avis, ayant partagé les mêmes moments de délice, à
la ferme familiale de Cerisy-la-Salle.
Nous sommes en Normandie, dans La Manche, là où le bétail
est bien nourri, les récoltes abondantes, dans une métairie bien
développée. Dans cet environnement campagnard, le Bouvier des Flandres
a déjà prouvé son utilité. Voilà quelques années
qu'il conduit les troupeaux sur ces hectares de pâturages, responsable,
tel un chien de trait ou de baratte.
On le devine, comme son nom l'indique, le Bouvier des Flandres, est originaire
des Flandres, tant belges que françaises, aucune frontière naturelle
ne séparant ces deux contrées.
C'est un chien classé FCI dans le groupe1 dont les aptitudes au travail
servent les nécessités et impératifs de la campagne. L'audace
de son caractère lui permet de s'imposer auprès des troupeaux, appliquant
avec un calme absolu, le raisonnement d'un sage hardi. Son expérience est
innée en lui, et très vite, il obtient la confiance de son maître
qu'il ne trahira pas.
Il faut dire, que face à moi, il s'impose par cette impression de puissance,
mais sans lourdeur. Mon regard parcourt cet aspect sub-bréviligne, caressant
un corps court et trapu, dont la ligne tendue et ferme est dotée de membres
forts et musclés. Nos regards se rencontrent, et je reçois un
feu, de couleur foncée, énergique révélant une expression
franche et intelligente. Les poils relevés de ses sourcils forment une
arcade sourcilière mobile et expressive. Le Bouvier des Flandres est
bien à sa place dans la société, et j'ai du plaisir à
saisir entre mes mains, cette tête d'apparence massive, portant un poil
ras, accusée par la barbe et la moustache, bien proportionnée
au corps et à sa taille. Sous la caresse, elle se révèle
bien ciselée à la palpation. La truffe, bien développée,
ouvre en arrondi, des narines noires. Les lèvres, assorties au bord des
paupières, de couleur très foncée, sensibles à la
douceur de la voix humaine, en duo avec des oreilles coupées en triangle,
droites, semblent dialoguer.
Mes mains se promènent sur les flancs du Bouvier des Flandres qui se
dévoilent être courts, c'est un mâle de 65cm de hauteur au
garrot. Son cou, dégagé mais suffisamment relevé, fort
et musclé, s'élargit vers les épaules. Sa nuque, puissante
et bombée ne porte pas de fanon. Le dessous de la poitrine, remonte vers
le ventre. Bien sûr que la queue est amusante à taquiner, ayant
subi la caudectomie, il nous reste que trois vertèbres à mettre
en mouvement.
J'aimerais soulever le Bouvier des Flandres, le prendre plus étroitement
dans mes bras, mais il pèse 40 kilos, et c'est un peu lourd ! Je préfère
admirer son allure dégagée, franche et fière, l'ensemble
harmonieux du trot et du pas contrôlé.
La robe noire du Bouvier des Flandres, très fournie, offre un poil rude
au toucher, sec et mat ébouriffé et plus long au niveau du pavillon
des oreilles. Ce qui caractérise l'expression rébarbative de cette
race, ce sont la lèvre supérieure et le menton garnis d'une barbe
bien fournie.
Le Bouvier des Flandres aime la compagnie, il sait garder la propriété
et la ferme et se transforme volontiers en chien de défense. Ses qualités,
on le sait sont utilisées par la police, ses aptitudes physiques et comportementales,
ses grandes qualités olfactives, d'initiative et d'intelligence permettent
de l'utiliser comme chien de pistage, de liaison et braconnage ; mais ici, ce
n'est pas le cas, notre fidèle compagnon n'a jamais quitté sa
campagne, il en est imprégné, il a son savoir-faire sur lequel
on peut se reposer !
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Source: http://www.contenulibre.com/ |
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