|
Dressage du chien
Le dressage
Que ce soit dans un but d'obéissance, pour améliorer un comportement,
pour donner de l'assurance à un chien craintif (ou devenu craintif), pour
conditionner son chien à la défense (protection des biens et/ou
des personnes), pour lui faire prendre l'arrêt devant le gibier, il est
nécessaire, sauf si l'on possède les dispositions soi-même,
de prendre contact avec un professionnel du dressage pour lui confier l'éducation
de son animal.
Porteurs de caractéristiques communes, les individus d'une même
race n'en sont pourtant pas moins différents l'un de l'autre. Chaque
chien de la même portée aura un comportement et des attitudes différents
de son frère ou de sa sœur. A fortiori, cet écart sera peut-être
encore plus marqué d'une portée de la chienne à la suivante.
Malgré un patrimoine commun, la personnalité de chaque chien sera
unique. Et en fonction de celle-ci et du sexe de l'animal, le dressage se déroulera
de manière différente.
Le dresseur est avant tout un “psychologue”, capable de cerner,
en quelques tests et en quelques minutes, la personnalité et le comportement
de chaque “élève”. Ce diagnostic est important, car
il va déterminer la mise en œuvre de l'éducation, le dressage
du chien proprement dit, selon quelques critères simples.
Certains chiens sont “dominants” par nature. Ils s'imposent tout
naturellement comme celui qu'on respecte dans le contact rapide et passager
au coin d'un chemin, ou régulièrement (dans un groupe de chiens,
par exemple). Leur attitude est intimidante pour les autres sujets et leur domination
n'est pas discutée (ce comportement peut se faire sentir également
entre ce chien et l'homme, maître ou inconnu). Le dressage sera, dans
ce cas général, basé sur la fermeté avec une sévérité
raisonnable, mais appuyée. Deuxième cas généralement
constaté : au commandement, le sujet est apeuré, voire terrorisé,
par l'ordre exprimé brutalement ou à voix forte. Il faudra dans
ce cas, utiliser la patience et la douceur. Il s'agira d'un travail de fond
destiné à redonner confiance à l'animal, dans le respect
de l'ordre qu'il doit exécuter. Par opposition au premier cas décrit,
ce type de sujet est le “craintif”. Troisième cas de figure
: le chien que l'on peut qualifier de “coopératif”. Il sera
le plus facile à éduquer, car il fait preuve de deux qualités,
la curiosité et l'attention, qui donneront les résultats les plus
aisés pour obtenir un dressage satisfaisant. Le dernier cas de figure
est le “distrait”, qui est un chien qui préfère jouer,
qui est dissipé, et se moque de son maître par l'inattention dont
il fait preuve. Cette carence traduit une éducation entreprise tardivement,
qui en fait un chien mal habitué à l'homme et pour lequel il faut
entreprendre un dressage individuel.
En fonction de cette constatation, le dressage s'appliquera à l'exercice
et vous devrez respecter les consignes données puis, une fois sorti du
club, les reprendre et les réappliquer par vous-même selon les
actions de votre animal. Ce n'est qu'avec cette répétition du
geste, cette insistance à chaque écart, que vous parviendrez à
obtenir un chien qui marche à votre rythme, qui vient vers vous au moindre
appel, et qui, confiant et sécurisé, vous défendra, et
sera le plus agréable des compagnons.
ContenuLibre
Source: http://www.contenulibre.com/ |
|